LogoUNEF L'arrivée dans la vie étudiant est bien souvent un boulversement pour le jeune primo inscrit. Découverte de l'autonomie et pourquoi pas de l'indépendance, découverte de réflexions autres que celles de l'enseignement secondaire, et prise de conscience politique. La vie Universitairé est faite pour celà préparer le jeune à sa future vie active et citoyenne.  Car libre à lui d'agir et de penser Cette arrivée de sang neuf suscite la convoitise des marchands de tapis et des marchands de rêves.

Pour vingt euros et quelques tractages seulement, l'étudiant pourra s'acheter une conscience auprès du syndicat le plus important de France, j'ai nommé l'UNEF. Ce mammouth de l'enseignement supérieur se chargera dans chaque université de trouver des thématiques ou plutôt des chevaux de bataille lui permettant de rallier un grand nombre d'étudiants. Le racisme, le négationnisme, l'antisémitisme, le vilain patronnat, de tout celà, l'étudiant deviendra le plus fevent combattant, et petit à petit sera formaté à grand coups de discours démagos.

A Lyon 3, l'UNEF est plus virulente qu'ailleurs car elle reste imprégnée de la pensée soixantehuitarde, frustrée de la création de cette Université dite de droite dans les années 70. Dès  lors, tous les prétextes sont bons pour la faire couler, le but avoué étant de la mettre sous tutelle de l'Université Lyon 2. On entend alors que Lyon 3 est infestée de fachos, qu'elle est mal gérée, et qu'elle vole les étudiants. Les médias se font alors le relai de cette clique syndicaliste épaulée par le recteur Alain Morvan. Evidemment il n'y a pas de fumée sans feu, Bruno Gollnish était enseignant à Lyon 3, mais il a été sanctionné par l'Université (sanction don l'UNEF s'attribue les mérites...) pour ses débordements. Qu'en est il alors du Pr Faurisson, chef de file du mouvement négationniste à Lyon depuis les années 70 et enseignant à Lyon 2... Un enseignant ne sera sanctionné qu'en cas de prosélitisme, à Lyon 2 certes, à Lyon 3 il faudrait sanctionner les personnes pour leurs idées.

En s'appuyant sur ces spectres, l'UNEF Lyon 3 surf sur la vague du politiquement correct, qui effectivement serait pour le racisme aujourd'hui? Les combats qu'ils prétendent mener sont tout à fait légitimes mais ne sont traités qu'en surface, pour "épater la galerie" ou plutôt l'appater. Le problèmes de fonds qui sont ceux des étudiantssont traités de la même façon. A la précarité des jeunes on propose une allocation d'autonomie, vaste fumisterie inapplicable économiquement. Aux difficultés liées à la réforme LMD on prône son abrogation plutôt qu'une mise en place intelligente. Aux problèmes de rattrapage, on propose un retour à l'ancien système soit une abrogation de la loi et des décrets plutôt que de trouver une solution avec le corps enseignants.

Beaucoup de vent pour pas grand chose, et le plus abominable dans tout celà, c'est que les cadres de ce mouvement restent convaicus du bien fondé de leur action, ils ne sont pas à blâmer mais à plaindre. Je préfère cent fois avoir à faire face à un militant de l'UNI, qui, lui, se revendique comme syndicaliste de droite et ne cache pas son appartenance à l'UMP plutôt qu'un pseudo syndiqué ramollo avouant à peine son affection pour la gauche. L'UNEF reflète parfaitement aujourd'hui, cette gauche idéaliste et mollassonne, pétrie de bonnes intentions mais n'osant pas mettre les mains dans le camboui, en somme, une nouvelle génération de bobos. Ce qui ne va pas sans déplaire, d'ailleurs au vrais militants de gauche qui eux connaissent un véritable essor (confédération étudiante, SUD, CVSE, CNT), j'en veux pour preuve le fait que l'UNEF se soit laissé débordée et ait perdu la main lors des évènements CPE.

On milite pour l'égalité des chances en vivant sur le dos de papa maman, on est contre la guerre dans le monde mais uniquement sur le papier, on milite à l'UNEF quoi...